29 mai 2000 : Première rencontre entre quelques mamans qui avaient besoin d’un mode de garde ponctuel pour leurs jeunes enfants, et qui ne pouvaient le trouver que sur les communes environnantes, et quelques membres du SIVOM [1] du canton de Riaillé, eux-mêmes soucieux de l’accueil des jeunes parents sur le canton.
Il en résulte que pour faire avancer le projet, il faut trouver d’autres personnes sur les différentes communes, créer une association, et prendre des contacts avec les instances pouvant nous aider dans notre démarche.
18 août 2000 : Création de l’association Petite Enfance Erdre et Donneau (pour l’histoire l’Erdre et le Donneau sont les deux cours d’eau traversant les 5 communes du canton).
A ce moment se dessine ce qui peut être le mode de garde souhaitable pour notre secteur : la halte-garderie itinérante. En effet, Riaillé, le chef lieu de canton n’est pas une commune qui centralise les services. Il faut donc que la halte soit présente dans chaque commune, au plus près des habitants. Notre décision a été confortée par la géographie puisque notre canton est composé de 5 communes qui permettent de desservir le service 1 jour par semaine avec régularité.
A partir de là, c’est un long temps de réflexion, de démarches avec les différents partenaires : le SIVOM, la CAF [2] , la MSA [3] , la PMI [4] , le conseil général, de recherches de financements, d’un véhicule adapté, de matériel, de personnel, d’intégrer les différentes normes, de préparations de budgets, etc. .Nous avons bénéficié d’une subvention exceptionnelle de la CNAF [5] qui souhaitait développer des modes de garde innovants en milieu rural.
2 avril 2002 : La halte-garderie Roule ti’bouts ouvre ses portes aux enfants jusqu’à 4 ans et leurs parents. Pour une heure ou une journée, les enfants sont accueillis par deux professionnelles, une éducatrice de jeunes enfants, directrice de la structure, et une auxiliaire de puériculture.
L’ouverture est alors de 3 journées en continu de 9h00 à 17h00 et deux demi-journées de 9h00 à 12h00 pour un accueil de 12 enfants à la journée et de 6 au moment du déjeuner.
Un camion tout équipé s’arrête chaque jour dans une commune et décharge son lot de jeux et d’équipements dans une salle prêtée par la mairie.
Les bénévoles du conseil d’administration de l’association gère la structure et assure son bon fonctionnement.
Au fil des années, certaines municipalités ont fait construire des espaces enfance jeunesse réunissant plusieurs structures s’adressant aux enfants dont la halte garderie qui commence alors à s’équiper de matériel restant sur place. Le camion est toujours là et montre encore son utilité pour les salles non équipées.
En 2006, sous l’explosion des demandes d’accueil, il est décidé de budgéter l’embauche d’une troisième personne à temps partiel et d’ouvrir un peu plus.
22 août 2006 : une aide éducatrice à temps partiel (24 h 50) vient s’intégrer à l’équipe existante et l’ouverture se fait dorénavant sur 4 jours de 9 h à 17 h avec un accueil de 12 à 14 enfants et 1 jour le matin.
1er janvier 2007 : influencée par la CAF et les demandes d’accueil toujours croissantes, il est mis en place des contrats d’accueil permettant aux parents d’assurer sur des périodes de durées choisies une place au maximum 2 jours par semaine. 50 % des places restent cependant disponibles pour l’accueil spontané. L’aide éducatrice verra son temps de travail passé à 28 h au 1er juin.
Mais les places disponibles dans la structure sont de plus en plus rares et les membres bénévoles du conseil d’administration engagent la réflexion, avec l’aide des salariées, autour de la création d’une seconde équipe pour un accueil supplémentaire et régulier. Il faut réfléchir à sa mise en place, au planning, à la disponibilité des salles et du camion, à l’embauche des salariés… et au budget supplémentaire que cela entraîne et qui sera accepté dans sa globalité en réunion de SIVOM en février 2008.
Pendant ce temps, les refus d’accueil sont toujours de plus en plus importants et l’association est amenée dans un premier temps à limiter puis à refuser les inscriptions et les réservations pour les enfants hors canton afin de prioriser l’accueil des enfants des communes cantonales, premières destinatrices du service offert.
Les bénévoles se trouvent alors aussi confrontés à un nouveau décret (juillet) et à la mise en place d’une convention collective nationale issue des centre socioculturels et applicable au 07 juillet aux structures de la petite enfance. Commence alors un travail énorme pour la mise en œuvre le plus rapidement possible de toutes les implications salariales de cette nouvelle convention collective (du 04 juillet 1983) qui ouvre d’autres droits et obligations pour les salariés et les employeurs (refaire les fiches de poste, créer des profils de postes, faire la « pesée » des emplois qui détermine le salaire de chacun en fonction de 8 critères où tout un chacun interprète les différents niveaux de manière tout à fait différente). De nombreuses réunions sont organisées au sein d’une commission employeur, créée tout spécialement à cet effet, mais aussi avec la fédération Animation Rurale 44 à laquelle l’association est adhérente depuis toujours et qui apporte une aide énorme.
1er juillet 2008 : la convention collective et ses applications entrent en vigueur. L’annexe 6, qui propose un étalement dans le temps de la mise en place des dispositions, principalement en terme de salaire, ne sera pas appliquée ; en effet, sur 5 salariées, 4 ont un salaire quasi équivalent au précédent et l’application d’un coefficient sur celui-ci n’est pas possible.
Les membres du conseil d’administration de l’association réfléchissent toujours au second service… il faut travailler la communication, trouver un logo « neuf », donner un nom et associer une couleur à chacun des deux services, refaire la plaquette. Une maman, professionnelle de l’infographisme, propose son aide. Le logo actuel est créé ; les services s’appelleront respectivement « Tricycle » et « Trottinette » et seront associés au jaune et au vert. La plaquette est refaite.
Le site internet est travaillé par un professionnel dans le même temps avec ces nouveaux éléments.
1er septembre 2008 : ouverture du second service ouvert le matin uniquement afin de « tester » le réel besoin des familles. Il est tenté une ouverture sur une commune plus ample à compter de 8 h 30 et jusqu’à 13 h 30. Deux professionnelles sont embauchées (une EJE et une auxiliaire de puériculture), d’abord en CDD pour 10 mois.